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Présidentielle 2025 : plus d’une cinquantaine de candidatures enregistrées, le Conseil constitutionnel attendu pour la liste définitive
Aujourd'hui, 08:15

Tous les regards sont tournés vers le Conseil constitutionnel

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La course à l’élection présidentielle d’octobre 2025 entre dans une nouvelle phase décisive. Après un mois d’intense activité, la période officielle de dépôt des candidatures, ouverte depuis le 25 juillet, s’est achevée ce mardi 26 août. Plus d’une cinquantaine de dossiers de candidature a été enregistrés par la Commission électorale indépendante (CEI), chargée de leur réception initiale.

Parmi les prétendants à la magistrature suprême figurent plusieurs figures majeures de la scène politique ivoirienne. Le président sortant, Alassane Ouattara, investi par son parti, le RHDP, a officiellement déposé sa candidature. Il pourrait se retrouver face à d’autres personnalités emblématiques telles que Pascal Affi N’Guessan du FPI, Laurent Gbagbo du PPA-CI et Tidjane Thiam du PDCI-RDA.
Fait notable : bien qu’ils aient été radiés de la liste électorale, Gbagbo et Thiam ont tout de même choisi de se lancer dans la course, misant sans doute sur une décision favorable du Conseil constitutionnel.

D’autres candidatures attirent également l’attention, notamment celles de Jean-Louis Billon, Vincent Toh Bi-Irié et Antoine Tiémoko Assalé, figures montantes qui entendent séduire un électorat en quête de renouveau et désireux de tourner la page des anciennes rivalités politiques.

En revanche, l’ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, en exil depuis 2019, ainsi que Charles Blé Goudé, président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), n’ont pas déposé de candidature.

Désormais, la balle est dans le camp du Conseil constitutionnel, seul organe habilité à valider les candidatures et à publier la liste définitive des postulants. Après réception des dossiers de la part de la CEI qui dispose de trois jours pour les transmettre, la haute juridiction, présidée par Chantal Nanaba Camara, a jusqu’au 10 septembre pour rendre son verdict, avant de la campagne électorale prévue du 5 au 23 octobre.

Cette étape s’annonce délicate, au regard du climat politique tendu et des enjeux entourant certaines candidatures. La présidente Camara, réputée pour sa rigueur, devra arbitrer avec discernement : appliquer strictement la lettre de la loi ou tenir compte du contexte politique national ?

La Côte d’Ivoire retient son souffle dans l’attente d’une décision qui pourrait profondément reconfigurer le paysage électoral, et relancer des débats passionnés sur la légitimité de certains candidats.

Lambert KOUAME

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