Les Lions de la Teranga, concentrés et déterminés, poursuivent leur préparation dans un contexte tendu en dehors du terrain
À l’approche de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, prévue entre le Sénégal et le Maroc, la tension monte en dehors du terrain. À moins de 48 heures de l’ultime rendez-vous continental, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a publié un communiqué officiel exprimant de « vives inquiétudes » face à plusieurs dysfonctionnements constatés dans la préparation de son équipe. Une sortie à laquelle la Confédération Africaine de Football (CAF) a rapidement répondu par une mise au point.
Dans son communiqué daté du 16 janvier 2026 et signé à Tanger, la FSF dit agir « dans un souci de transparence et de défense des intérêts de l’équipe nationale du Sénégal ». Premier point soulevé : la sécurité. La fédération déplore l’absence d’un dispositif sécuritaire adéquat lors de l’arrivée de la délégation sénégalaise à la gare ferroviaire de Rabat. Selon elle, joueurs et encadrement ont été exposés à une promiscuité jugée incompatible avec les standards d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations.
La question de l’hébergement a également été au cœur des préoccupations. La FSF affirme avoir dû adresser une protestation officielle pour obtenir un hôtel répondant aux exigences de récupération et de performance. À l’issue de cette démarche, un établissement cinq étoiles a finalement été attribué aux Lions de la Teranga.
Autre point sensible : les conditions d’entraînement. La Fédération Sénégalaise de Football indique avoir refusé de s’entraîner au Complexe Mohammed VI, estimant que ces installations constituent le camp de base de l’équipe marocaine, ce qui poserait un problème d’équité sportive. Elle précise par ailleurs qu’au moment de la publication du communiqué, aucun site alternatif ne lui avait encore été officiellement notifié.
La billetterie figure aussi parmi les sujets de mécontentement. La FSF souligne que sa dotation officielle se limite à deux billets VVIP et déplore l’impossibilité d’acheter des billets VIP et VVIP, contrairement aux demi-finales. Si elle a pu acquérir des billets pour ses supporters dans les quotas maximaux autorisés par la CAF — 300 en catégorie 1, 850 en catégorie 2 et 1 700 en catégorie 3 —, la fédération estime ces chiffres insuffisants face à la forte demande du public sénégalais.
Face à ces constats, la FSF a appelé la CAF et le Comité d’Organisation Local à prendre « toutes les mesures correctives immédiates » afin de garantir la sécurité, l’égalité de traitement et le fair-play, conditions essentielles selon elle à la réussite de cette grande fête du football africain.
En réaction, la Confédération Africaine de Football a publié, le samedi 17 janvier 2026, une déclaration officielle pour apporter des clarifications. La CAF y réaffirme son attachement aux principes d’équité, de transparence et de stricte conformité à ses règlements. Elle assure que, tout au long de la CAN Maroc 2025, toutes les équipes ont bénéficié des mêmes conditions, en collaboration avec le Comité Local d’Organisation.
Concernant les points soulevés par la FSF, l’instance continentale précise que le Sénégal a eu la possibilité de choisir son hôtel avant la finale et que ce choix a été validé. S’agissant du terrain d’entraînement, la CAF indique avoir immédiatement saisi le Comité Local d’Organisation dès l’expression des préoccupations sénégalaises, aboutissant à la mise à disposition d’un terrain alternatif. Une question qu’elle considère désormais comme réglée.
Sur le plan de la billetterie, la CAF rappelle que la FSF a reçu le quota prévu par le règlement pour une finale de CAN. Elle souligne également que le président de la FSF, Abdoulaye Fall, est resté en contact régulier avec les dirigeants de la CAF et du Comité d’Organisation Local tout au long du processus.
Alors que ces échanges institutionnels se poursuivent, la CAF a tenu à souhaiter bonne chance aux deux équipes finalistes, à la veille d’une rencontre qui sera suivie dans près de 180 territoires à travers le monde. Sur le terrain, Sénégal et Maroc se préparent désormais à écrire l’histoire, tandis qu’en coulisses, l’organisation de cette finale reste scrutée de près par l’opinion publique africaine et internationale.
GZ
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