Iran–États-Unis : Téhéran met en garde contre toute intervention américaine
Qui sème le vent récolte la tempête
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L’Iran a mis en garde contre toute intervention
militaire américaine, alors que les États-Unis renforcent leur présence navale
dans le Golfe, avec l’arrivée d’un porte-avions, sur fond de contestation
interne sévèrement réprimée, lundi 26 janvier 2026. Le président américain Donald Trump a annoncé l’envoi
vers la région d’une « armada » navale, maintenant une forte pression sur
Téhéran, qu’il a à plusieurs reprises menacé de frapper. « Il s’agit
d’une flotte plus importante, menée par le grand porte-avions Abraham Lincoln,
que celle envoyée au Venezuela », précisant qu’elle est « prête, disposée et
capable de remplir rapidement sa mission, avec rapidité et violence, si
nécessaire ». Indique Donald Trump.« Une immense armada se dirige vers l’Iran. Elle se
déplace rapidement », a insisté Donald Trump sur Truth Social, avertissant que
« la prochaine attaque sera bien pire » et lançant un appel pressant à Téhéran
: « Ne laissez pas cela se reproduire », a-t-il menacé. Washington affirme espérer que l’Iran « s’assiéra
rapidement à la table des négociations » pour conclure un accord sur le
renoncement aux armes nucléaires, soulignant que « le temps presse, c’est
vraiment crucial ».Ces tensions surviennent dans un contexte de troubles
internes en Iran. Les manifestations ont débuté le 29 décembre, déclenchées par
la dévaluation du rial, avant de s’étendre à la plupart des grandes villes du
pays. Depuis le 8 janvier 2026, le ministre iranien des Affaires étrangères,
Abbas Araghchi, affirme que « des terroristes armés se sont infiltrés parmi les
manifestants ». Les autorités iraniennes accusent Israël et les États-Unis
d’avoir « orchestré les émeutes ».« L’arrivée d’un tel navire de guerre ne va pas
affecter la détermination de l’Iran », a déclaré le porte-parole du ministère
des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. Un haut responsable militaire iranien
a, de son côté, averti que l’Iran « ne permettra pas qu’une menace à la
sécurité nationale, même à ses prémices, atteigne le stade de l’action ». Selon
ce responsable, la « concentration et l’accumulation de forces étrangères »,
loin d’agir comme « un moyen de dissuasion », « accroîtraient plutôt leur
vulnérabilité et en feraient des cibles faciles d’accès ». Les autorités iraniennes ont déployé dans le centre de
Téhéran un immense panneau anti-américain montrant un porte-avions ciblé par
des frappes aériennes. « Qui sème le vent récolte la tempête »,
affirme le slogan traduit en anglais.
Dominique KOBA
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