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Concours interuniversitaire de lutte contre le blanchiment de capitaux en Afrique de l’Ouest: Jean Silas Étienne Hounkpatin du Bénin remporté le premier prix
Aujourd'hui, 20:39

Les trois premiers du concours d’art oratoire interuniversitaire organisé par le GIABA en Côte d’Ivoire

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C’est le jeune étudiant en licence de droit de l’Université d’Abomey-Calavi du Bénin, Jean Silas Étienne Hounkpatin qui a remporté le premier prix lors de la 6e édition du concours d’art oratoire interuniversitaire organisé par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), le samedi 28 février 2026, à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.

La candidate ivoirienne, Dicenhizi Divine Gaman a éte classé deuxième, tandis que Marcos Daniel Pinto Delgado du Cap Vert a occupé la troisième place. La togolaise Essozolim victoire Tigue a terminé à la quatrième place, quand le représentant de la Guinée-Bissau, Elissio Armando est arrivé cinquième. Le candidat de la Guinée, Ousmane Diallo a terminé sixième.

Les trois premiers ont reçu plusieurs récompenses, notamment des plaques, des ordinateurs portables et des chèques de différents montants. Les autres candidats ont également bénéficié d’ordinateurs portables et de certificats de participation.

Les six candidats en lice, venus de plusieurs universités de l’espace CEDEAO devaient faire une présentation de 20 minutes autour du thème :  « L’impact du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme sur les économies ouest-africaines ». Et selon les membres du jury, tous ont bien rendu ce qui leur avait ete demandé. Démontrant ainsi leur parfaite connaissance de la problématique du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme (BC/FT) sur les économies ouest-africaines.

Avant la compétition, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Arsène Kobéa, a souligné l’importance de la sensibilisation face à ce fléau. « Si on ne sensibilise pas la jeunesse, qui est notre avenir, dans ces questions qui portent atteinte à l’intégrité financière de nos pays, nous sommes voués à échouer », a t-il déclaré 

Selon lui, la Côte d’Ivoire, « déjà engagée dans d’importantes réformes pour assainir son système financier », doit miser sur « la proactivité et l’anticipation de sa jeunesse ».

De son côté, la représentante résidente par intérim de la CEDEAO en Côte d’Ivoire, Fathma Diarre Mahan a précisé que le GIABA « intervient dans tous les pays de la communauté pour faire de la lutte contre le blanchiment de capitaux  et le financement du terrorisme une réalité auprès de notre population ».

Au nom du Directeur Général du GIABA, Timothy Melaye a exhorté les étudiants à mieux s'imprégner de la question de  la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, car elle « ne relève pas exclusivement des institutions spécialisées. Elle requiert l’engagement citoyen, de l’intégrité personnelle et la vigilance communautaire».

Il a fait savoir que le GIABA agit au niveau régional,  toutefois, son impact restera limité sans un engagement fort au niveau national et institutionnel. « Engagez-vous aux côtés des autorités ivoiriennes. Faites de l’éthique et de la transparence les principes directeurs de votre action», a t-il lancé au jeunes venus nombreux pour la circonstance.

Solange ARALAMON 




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