Vous consultez la nouvelle version du site. Pour accéder à l'ancienne version, cliquez ici.
Flash info
Politique d’harmonisation des normes et méthodes de production des statistiques: la CEDEAO ouvre cinq ateliers à Abidjan pour dégager de bonnes stratégies
Hier, 22:47

Plusieurs experts de la CEDEAO présents à Abidjan dans le cadre du Projet PHASAOC

Ecoutez cet article en audio

Lire
Continuer
Pause
Arrêter

La Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a ouvert officiellement, le lundi 2 mars à Abidjan-Plateau, cinq ateliers techniques dans le cadre du Projet d’harmonisation de d’amélioration des statistiques en Afrique de l’ouest et du centre (PHASAOC).

Ces rencontres indiquent que l’institution sous-régionale place le développement des statistiques régionales au rang des instruments prioritaires de base structurante et stratégiques pour l’élaboration et la mise en œuvre des politiques nationales et régionales de développement.

Ceci, étant donné que la CEDEAO ambitionne de bâtir une communauté de peuples pleinement intégrée, vivant dans une région pacifique et prospère, dotée d'institutions fortes et respectant les droits et libertés fondamentaux, luttant pour un développement inclusif et durable.

«Le PHASAOC vise à améliorer les performances statistiques de nos pays et à faciliter l’accès aux données et leur utilisation, ainsi qu’à moderniser nos systèmes statistiques. Il apparaît ainsi de toute évidence, que l’importance de la tenue de cette rencontre n’échappe à personne, tant les enjeux sont  importants pour nos Etats en voie de développement», a indiqué le ministre délégué auprès du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, chargé de l’intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Adama Dosso, qui a présidé l’ouverture de ces ateliers.

Il a profité pour dévoiler les quatre axes de son intervention que sont: l’ambition politique avec la donnée au service de l’intégration et de la souveraineté économique, la priorité nationale arrimant le PHASAOC à la Stratégie nationale de la statistique, la gouvernance, l’éthique et les résultats, dans une responsabilité partagée et les synergies régionales à savoir mutualiser, éviter les redondances et accélérer la réutilisation. 

«La Côte d’Ivoire profite de cette tribune pour réaffirmer son ferme attachement aux idéaux de l’intégration africaine et à la CEDEAO», a-t-il insisté. Espérant que les conclusions de ces ateliers présentent des feuilles de route opérationnelles et des livrables concrets.

Pour sa part, le Commissaire chargé des Affaires économiques et à l’agriculture de la Commission de la CEDEAO, Dr Kalilou Sylla, a relevé que la disponibilité de statistiques fiables, harmonisées, comparables et régulièrement mises à jour, constitue un impératif stratégique pour son institution. « Elle conditionne la qualité de la planification, le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de nos politiques régionales, ainsi que la projection de nos nobles ambitions dans le temps et dans l’espace », a t-il assuré. Il a noté que ce projet constitue un instrument structurant pour l’amélioration durable des systèmes statistiques des États membres et pour le renforcement de la cohérence statistique régionale.

Dr Kalilou Sylla a dévoilé la nature des travaux sur lesquels des experts se pencheront jusqu'au 13 mars 2026. Il s’agit de ‘’la formation relatives aux Projections démographiques en faveur des experts des états membres de la Cedeao’’ ; de ‘’la mise en œuvre du guide méthodologique de l’Ipch : Cas pratiques sur les différentes méthodes d’échantillonnage’’ ; de ‘’l’examen du guide méthodologique des matériaux dans le cadre de l’Indice du Coût de la Construction au sein des Etats membres de la Cedeao’’ ; de ‘’l’accès aux données de téléphonie mobile et leur utilisation à des fins de production statistique dans les États membres de la Cedeao’’ ; et du ‘’partage d’expérience sur l'utilisation de la Plateforme de données ouvertes v2 (Pdo 2) et la Norme d’échange de données statistiques et de métadonnées (Sdmx) pour l'ingestion, la gestion, la diffusion et le partage de données statistiques dans l’espace Cedeao’’.

De son côté, le directeur par intérim de la recherche et des statistiques à la CEDEAO, Professeur Félix N’Zué Fofana, a souligné que ce sont les efforts communs des pays membres qui ont permis d’importantes avancées, notamment l’adoption en juin 2025 par le Conseil des ministres de la CEDEAO, de deux Guides méthodologiques régionaux et de cinq cadres statistiques harmonisés couvrant les comptes nationaux, les finances publiques, la dette, les statistiques monétaires, la balance des paiements et la position extérieure globale. « Nous devons toutefois garder à l’esprit que le chemin vers des statistiques robustes et modernisées exige rigueur, innovation et engagement collectif. Le PHASAOC nous offre une opportunité historique d’accélérer ces transformations. Nos travaux contribueront à renforcer davantage la qualité des données produites, leur interopérabilité, leur utilisation pour les politiques publiques, ainsi que la coopération entre nos États membres », a statué N’Zué Fofana.

Solange ARALAMON 

Donnez votre avis