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Annulation de la carte CIJP de Franck Ettien : son camp dénonce un « excès de pouvoir » et annonce des recours
Aujourd'hui, 11:24

La liste Franck Ettien conteste la décision de la Commission

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La liste « Pour une union forte, solidaire et responsable », conduite par Franck Ettien dans la course à la présidence du Conseil exécutif de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), conteste vigoureusement la décision d’annulation de la carte d’identité de journaliste professionnel (CIJP) de son candidat. Elle estime que cette mesure constitue un « excès de pouvoir » et annonce qu’elle sera contestée par toutes les voies de recours légales.

Dans une déclaration rendue publique mercredi, la porte-parole de la liste, Marcelle Aka, a indiqué que Franck Ettien se réserve le droit d’engager les procédures nécessaires afin de « faire valoir ses droits et rétablir la vérité ». Selon elle, la décision rendue publique par la Commission paritaire d’attribution de la carte d’identité de journaliste professionnel soulève plusieurs interrogations d’ordre juridique et procédural.

Dans le document intitulé « Déclaration de la liste pour une union forte, solidaire et responsable », l’équipe du candidat affirme, après analyse du communiqué de la Commission, que la mesure annoncée est juridiquement infondée. Elle soutient notamment que la carte en question est arrivée à expiration le 31 janvier 2026. Dès lors, selon les principes du droit administratif invoqués par la liste, un acte administratif périmé n’ayant plus d’effet légal, il ne peut faire l’objet d’un retrait assimilable à une sanction administrative.

Le camp de Franck Ettien estime ainsi que seule une décision de refus de renouvellement d’un titre encore valide pourrait être légalement prononcée. Employer la notion de « retrait » pour un document expiré constitue, selon la déclaration, « une erreur de qualification juridique et un acte sans objet ».

La liste évoque également ce qu’elle considère comme des irrégularités dans la procédure ayant conduit à cette décision. Elle affirme que le candidat n’a pas été auditionné par la Commission paritaire avant la prise de la mesure et qu’il n’a pas eu l’occasion de présenter sa défense, avec témoins ou documents à l’appui, comme le prévoit l’article 42 du règlement intérieur de la Commission.

Autre point soulevé : la diffusion publique du communiqué annonçant le retrait de la carte alors que l’intéressé n’a pas encore reçu de notification officielle. Une démarche qui, selon la déclaration, contrevient aux règles de procédure administrative et porte atteinte au principe du contradictoire ainsi qu’au droit à l’information préalable.

La liste relève également une irrégularité dans la signature du communiqué. Celui-ci porte la signature de Lucien Houédanou, alors que, selon ses auteurs, il aurait dû être signé par Vamara Coulibaly, président de la Commission paritaire. Une situation qui, d’après la déclaration, traduit un « malaise manifeste » au sein de l’instance.

Au regard de l’ensemble de ces éléments, l’équipe de Franck Ettien estime que la décision s’apparente à un « détournement de pouvoir », dont l’objectif est davantage politique ou électoral que juridique.

En conséquence, la liste « Pour une union forte, solidaire et responsable » affirme que cette décision pourrait faire l’objet de recours devant les juridictions compétentes. Elle appelle par ailleurs les journalistes et les acteurs du secteur à rester vigilants face à toute tentative de manipulation des procédures légales à des fins partisanes ou personnelles.

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