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Secteur extractif : le SIREXE 2026 ouvre la voie à une nouvelle dynamique africaine
Hier, 23:36

Le gouvernement ivoirien et le Botswana, pays invité d’honneur du Sirexe, mettent l’accent sur l’importance des infrastructures pour dynamiser les secteurs extractif et énergétique en Afrique.

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Abidjan a donné, ce lundi 23 mars 2026, le ton de la deuxième édition du Salon international des ressources extractives et de l’énergie (SIREXE), avec un message clair : l’avenir des ressources africaines passe par une coopération renforcée entre les États du continent.

 

Prévu du 18 au 22 novembre 2026, le SIREXE entend se positionner comme une plateforme de réflexion et de partenariats autour des enjeux énergétiques et miniers du continent. À cet effet, plus de 30 pays sont attendus à Abidjan, avec une participation estimée à près de 60 000 acteurs et visiteurs.

 

Représentant le chef de l’État, Alassane Ouattara, le vice-Premier ministre chargé de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a insisté sur la nécessité pour les pays africains de s’unir face à un contexte international de plus en plus tendu, marqué notamment par les enjeux géopolitiques et l’accès difficile aux ressources stratégiques.

 

Pour lui, le continent ne peut plus se contenter d’un rôle de fournisseur de matières premières. Il doit désormais miser sur des mécanismes communs pour sécuriser et mieux exploiter ses richesses. Dans cette dynamique, il a évoqué des pistes concrètes, notamment la mise en place d’une Banque africaine de l’énergie et l’interconnexion des réseaux électriques nationaux, perçues comme des leviers essentiels pour garantir l’indépendance énergétique et stimuler la transformation locale.

 

Le membre du gouvernement a également plaidé pour une synergie d’actions entre États africains, estimant que seule une approche collective permettra d’améliorer l’efficacité des politiques publiques dans les industries extractives et d’en tirer des bénéfices durables pour les populations.

 

Dans son intervention, il n’a pas manqué de saluer les efforts du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, initiateur du SIREXE. Il a mis en avant les réformes engagées ces dernières années, qui contribuent à renforcer l’attractivité du secteur et à positionner la Côte d’Ivoire comme un acteur de référence en Afrique de l’Ouest.

 

De son côté, le ministre Sangafowa-Coulibaly a recentré les débats sur le rôle déterminant des infrastructures dans le développement du secteur extractif. Selon lui, sans investissements structurants, les ambitions de transformation locale et de création de valeur resteront limitées. Le thème retenu pour cette édition illustre d’ailleurs cette priorité stratégique : « réfléchir aux infrastructures capables de soutenir une croissance économique durable à partir des ressources naturelles ».

 

Cette année, le Botswana est à l’honneur. Un choix qui s’explique par son expérience reconnue en matière de gouvernance minière. Sa ministre des Minéraux et de l’Énergie, Bogolo Joy Kenewendo, a salué cette distinction tout en réaffirmant la volonté de son pays de renforcer ses relations avec la Côte d’Ivoire, notamment dans les domaines extractif et énergétique.

 

À travers cette nouvelle édition, le SIREXE ambitionne ainsi de faire émerger des solutions africaines aux défis africains, en misant sur l’innovation, la coopération et une gestion plus stratégique des ressources du continent.

 

Elysa Achi

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