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Et si l’état africain devenait une plateforme ? la vision de Clotchor Secongo
Aujourd'hui, 06:23

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Et si la transformation digitale des États africains ne se limitait pas à la simple dématérialisation des services ? Et si elle annonçait une mutation plus radicale : celle d’un État pensé comme une infrastructure technologique souveraine ? C’est la thèse que défend Clotchor Secongo, président de BMI World Financial Services (BMI-WFS), une entreprise qui s'est imposée comme un partenaire stratégique des institutions publiques en Côte d'Ivoire. « Le numérique va transformer tous les secteurs de la vie humaine. L’État ne peut pas rester un simple spectateur ou un consommateur passif de solutions étrangères », affirme-t-il.

L'approche de Secongo repose sur un principe de centralité : intégrer la technologie au cœur même des fonctions régaliennes. À travers BMI-WFS, il a conçu une architecture permettant aux collectivités territoriales de digitaliser l'intégralité de leur chaîne de valeur : de la collecte des taxes locales à la gestion des données citoyennes, en passant par le suivi en temps réel des flux financiers. Pour l'entrepreneur, une commune digitalisée n'est pas seulement "moderne" ; elle devient lisible pour les investisseurs et capable d'autofinancement. La transparence induite par ses systèmes réduit drastiquement les déperditions financières, garantissant que chaque franc collecté arrive effectivement dans les caisses publiques.

 

Mais le véritable saut qualitatif réside dans la FinTech d'État. Secongo a développé une plateforme de monnaie électronique souveraine destinée à permettre aux administrations de piloter directement leurs flux financiers : TresorPay. C'est une révolution de paradigme : l'État devient son propre opérateur technologique, sécurisant ses données stratégiques et réduisant sa dépendance vis-à-vis des intermédiaires financiers classiques. « La gestion des ressources publiques doit rester entre les mains de la puissance publique pour garantir la traçabilité et la souveraineté », insiste-t-il. Dans ce modèle, l’État ne se contente plus de réguler le numérique, il le produit.

 

Cette transformation pose évidemment des défis immenses en termes de gouvernance et de compétences techniques. Secongo en est conscient. Pour lui, l'enjeu dépasse le cadre ivoirien. Il s'agit de repositionner l'Afrique dans l'économie numérique mondiale, non plus comme un réservoir de données pour les multinationales, mais comme un pôle de solutions innovantes et autonomes. En pensant l'État comme une plateforme, Clotchor Secongo dessine les contours d'une nouvelle administration africaine : agile, performante et, surtout, maîtresse de ses propres outils de développement.

GZ

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