assisterons nous à une autre escalade plus violente entre l'Iran et les Usa ?
Le président américain Donald Trump a lancé un troisième ultimatum à l’État iranien lors d’une conférence de presse tenue à la Maison-Blanche à Washington, D.C., lundi 6 avril 2026. Il exige la réouverture du détroit d’Ormuz avant le mardi 7 avril, sous peine de représailles militaires d’envergure.
Dans une déclaration, le chef de l’exécutif américain a averti que l’Iran pourrait être « détruit en une seule nuit », évoquant un plan militaire capable de neutraliser en quelques heures les infrastructures stratégiques du pays. « Chaque pont serait détruit, toutes les centrales électriques seraient hors service (…) une destruction totale d’ici à minuit », rapporte le média Le Monde, citant les propos du président.
Quelques heures avant l’expiration de l’ultimatum, Donald Trump a durci encore le ton sur sa plateforme Truth Social, affirmant : « Une civilisation entière va mourir ce soir », tout en déclarant ne pas souhaiter un tel scénario, qu’il juge néanmoins probable.
Dans ce climat de tension extrême, le vice-président américain JD Vance a, pour sa part, adopté une posture plus similaire lors d’une conférence de presse à Budapest. « Nous avons des outils dans notre arsenal que nous n’avons pas encore utilisés », a-t-il prévenu, laissant entendre que toutes les options restent sur la table. Il a toutefois exprimé un certain optimisme quant à l’issue des discussions, évoquant « beaucoup de négociations » en cours avant l’échéance.
Le détroit d’Ormuz, point stratégique du commerce mondial de pétrole, demeure au cœur de cette crise. Sa fermeture ou son blocage partiel constitue une menace directe pour l’approvisionnement énergétique global, renforçant l’inquiétude des marchés et de la communauté internationale.
Dominique Koba
Donnez votre avis