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Yamoussoukro accueille “Mine & Deal” : cap sur une exploitation minière plus responsable
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Le secteur minier artisanal ivoirien poursuit sa structuration. Le Groupement des artisans miniers de Côte d’Ivoire (GIE GRAMCI) a organisé, le jeudi 30 avril 2026 à Yamoussoukro, la deuxième édition du workshop “Mine & Deal”. Une rencontre stratégique axée sur la nécessité de mieux maîtriser le potentiel géologique avant toute exploitation.

Placée sous le thème « De la nécessité de connaître son potentiel géologique avant d’exploiter », cette édition a réuni les principaux acteurs de la petite mine, des représentants de l’administration publique ainsi que des partenaires techniques, autour des défis et opportunités d’un secteur en pleine mutation.

À l’ouverture des travaux, le premier vice-président du GRAMCI, Eugène Malan, a souligné l’importance de cette plateforme d’échanges, conçue selon lui pour « apporter des solutions concrètes aux acteurs de la petite mine ». Il a également salué l’accompagnement de la Société pour le Développement Minier de la Côte d’Ivoire (SODEMI), mettant en avant une convergence de visions pour le développement du secteur.

« L’exploitation minière artisanale et à petite échelle constitue un levier important de croissance économique, de création d’emplois et de développement local », a-t-il rappelé. Toutefois, il a insisté sur les défis persistants, notamment la faible maîtrise des données géologiques, l’accès limité aux technologies modernes et les enjeux environnementaux.

Intervenant à son tour, le directeur général de la SODEMI, Seydou Moussa Koné, a mis en lumière le rôle de son institution dans l’encadrement technique du secteur. Il a invité les opérateurs à renforcer leur collaboration avec la structure afin de bénéficier de données fiables et d’un accompagnement adapté. « Les experts de la SODEMI sont des partenaires clés pour sécuriser vos investissements », a-t-il affirmé, tout en encourageant le recours à des outils modernes tels que la cartographie et la géolocalisation.

Selon lui, une meilleure organisation du secteur pourrait contribuer à réduire l’orpaillage clandestin, en favorisant la traçabilité et la formalisation des activités minières.

Représentant le ministre des Mines, Seydou Coulibaly a salué une initiative « noble », traduisant la volonté des acteurs de s’inscrire dans une dynamique de collaboration avec l’État. Il a exhorté les professionnels du secteur à poursuivre leurs efforts de structuration, rappelant l’engagement des pouvoirs publics à accompagner le développement des petites mines.

Au-delà des échanges, cette édition 2026 a été marquée par une avancée institutionnelle notable : la mise en place d’une confédération des organisations professionnelles du secteur des petites mines. Cette initiative vise à renforcer la représentativité des acteurs et à instaurer un dialogue plus structuré avec les autorités et les partenaires techniques et financiers.

Avec des programmes ambitieux tels que « 100 AESI – 5 tonnes », le GRAMCI entend promouvoir un modèle d’exploitation plus responsable, compétitif et durable.

Au final, “Mine & Deal” s’affirme progressivement comme un cadre de référence pour la réflexion stratégique autour de la transformation du secteur minier artisanal en Côte d’Ivoire. Cette édition aura permis de poser les jalons d’une coopération renforcée entre acteurs publics et privés, avec pour objectif une gouvernance plus efficace des ressources et une meilleure valorisation du potentiel géologique national.

 

GZ

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