Le président du GCM, Daniel Israël Kouassi
Le mouvement politique les Générations conscientes en marche (GCM), bien que n’ayant pas été associé à l’ouverture des discussions relatives à la réforme de la Commission électorale, a, dans un communiqué, fait des propositions. Dans ce document signé de son président, Daniel Israël Kouassi, ce mouvement a appelé à « dépasser les ajustements de façade pour engager une transformation structurelle de notre gouvernance électorale ». Ci-dessous, l’intégralité du communiqué.
COMMUNIQUÉ OFFICIEL DES GÉNÉRATIONS CONSCIENTES EN MARCHE (GCM)
Réforme de la Commission Électorale : la paix durable exige un dialogue véritablement inclusif et une réforme de fond
Les Générations Conscientes en Marche (GCM) prennent acte de l’ouverture des discussions relatives à la réforme de la Commission Électorale, organisées à la Primature.
Notre mouvement constate qu’il n’a pas été convié à ces échanges, alors même que la réforme du système électoral concerne l’ensemble des forces vives de la Nation et tous les citoyens ivoiriens.
Sans remettre en cause le droit des institutions d’engager des consultations, nous estimons qu’une réforme appelée à restaurer durablement la confiance ne peut produire les résultats attendus que si elle est conduite dans un esprit d’ouverture, d’écoute et d’inclusion. Une réforme élaborée sans la participation la plus large risque de ne pas atteindre l’objectif essentiel : réconcilier les Ivoiriens avec leurs élections.
Depuis plusieurs années, les crises électorales successives ont profondément fragilisé la confiance entre les citoyens et les institutions chargées de l’organisation des scrutins. Cette réalité impose aujourd’hui de dépasser les ajustements de façade pour engager une transformation structurelle de notre gouvernance électorale.
C’est dans cet esprit que les Générations Conscientes en Marche soumettent au débat national une proposition articulée autour des axes suivants :
1. Une Commission Nationale Électorale de Consensus et Transparente
Cette institution devrait être composée majoritairement de personnalités indépendantes issues de la magistrature, de la société civile, des universités, des confessions religieuses, des ordres professionnels, de la chefferie traditionnelle et de représentants des sensibilités politiques selon un équilibre garantissant l’impartialité. Son président devrait être choisi par consensus ou, à défaut, par une majorité qualifiée.
2. Un fichier électoral incontestable
Avant chaque scrutin majeur, le fichier électoral devrait faire l’objet d’un audit indépendant, dont les conclusions seraient rendues publiques. Chaque citoyen devrait pouvoir vérifier son inscription et chaque formation politique disposer des mêmes informations afin de garantir une parfaite transparence.
3. Une modernisation du vote au service de la confiance
Les Générations Conscientes en Marche proposent une évolution progressive vers un système semi-électronique reposant sur quatre piliers :
- l’identification biométrique obligatoire des électeurs ;
- le maintien du bulletin papier afin de permettre tout recomptage en cas de contestation ;
- la transmission électronique sécurisée des résultats pour réduire les délais et les risques de manipulation ;
- la publication, bureau de vote par bureau de vote, de tous les procès-verbaux afin que les citoyens, les partis politiques et les observateurs puissent vérifier les résultats.
La technologie ne doit pas remplacer la transparence ; elle doit la renforcer.
4. Une justice électorale rapide et indépendante
Une Chambre électorale spécialisée devrait être instituée afin de connaître des contentieux électoraux dans des délais très courts, avec des décisions motivées et rendues publiques.
5. Un Pacte national de non-violence
Tous les candidats et partis politiques devraient s’engager formellement à rejeter toute forme de violence. Les auteurs et commanditaires d’actes de violence, d’intimidation ou de fraude devraient répondre de leurs actes conformément à la loi, sans distinction.
Les Générations Conscientes en Marche demeurent convaincues que la stabilité de la Côte d’Ivoire ne dépend pas uniquement du résultat des élections, mais surtout de la confiance que les citoyens accordent au processus qui conduit à ces résultats.
Nous réaffirmons notre disponibilité à participer à tout cadre de concertation véritablement inclusif, fondé sur le respect mutuel et l’intérêt supérieur de la Nation.
Nous invitons le Gouvernement, les institutions de la République, les partis politiques, la société civile, les autorités religieuses, les autorités traditionnelles et l’ensemble des citoyens à faire de cette réforme une opportunité historique pour construire un système électoral crédible, transparent, apaisé et accepté de tous.
Parce que la démocratie ne se mesure pas seulement au nombre d’élections organisées, mais à la confiance qu’elles inspirent.
Fait à Abidjan, le 1er juillet 2026
Pour les Générations Conscientes en Marche (GCM),
Le Président
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