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Koumassi Campement : les déguerpis veulent retourner sur leur site
Hier, 23:49

Les déguerpis de Koumassi demandent la levée des scellés afin de réintégrer leur site

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Après avoir fait le constat de ce que le site duquel ils ont éte déguerpis le 3 juin 2026 est en train de devenir un dépotoir d’ordures, les populations de Koumassi Campement, réunis en collectif, ont décidé d’organiser une opération de salubrité et d’assainissement ce lundi 13 juillet 2026.

Il s’agissait, selon Abdoulaye Coulibaly, membre du collectif, de prendre les choses en main afin d’assainir leur terrain, de dégager les gravats et de retracer les grandes voies afin de permettre à ceux qui le souhaitent, de reconstruire leurs maisons.

 « Puisque qu’aucune autorité ivoirienne ne se reconnait dans ce que nous vivons, nous les propriétaires qui sommes actuellement dans les écoles ou éparpillés chez des parents et amis, avons décidé de venir travailler sur le site afin de voir comment reconstruire nos maisons. La rentrée n’est pas loin et les écoles, les églises, les mosquées et autres sites d’accueil provisoire ne pourront plus nous héberger», a til fait savoir.

Mais alors que le groupe contonuait de s’aggrandir, des élements de police du 20e arrondissement, situé non loin du site sont intervenus pour expliquer au collecyof que selon un communiqué du procureur, la parcelle est placée sous scellés. Les déguerpis ont été invités au Commissariat, afin de mieux leur expliquer la situation.

Au sortir du commissariat, le secrétaire général de l’Association des déguerpis, Savadogo Mohamed, a lancé un appel aux autorités judiciaires et administratives afin d’obtenir une clarification rapide sur le statut du terrain et permettre le retour des familles déplacées.

Le responsable associatif affirme que cette décision était jusque-là inconnue des occupants. Face à cette découverte, l’association dit vouloir se rapprocher du parquet afin d’obtenir davantage d’informations sur les raisons de cette mesure et sur les perspectives de réouverture du site. Car les familles sont confrontées à des risques sanitaires importants.

L’association estime qu’une réintégration rapide du site permettrait aux familles de reprendre la construction de leurs habitations et de libérer les lieux qui les accueillent temporairement.

Tout en réaffirmant son respect des institutions judiciaires, le collectif sollicite une accélération des procédures. Ses membres disent avoir confiance dans la justice ivoirienne et souhaitent rencontrer dans les prochains jours le procureur de la République afin d’exposer leurs préoccupations.

Les responsables du mouvement prévoient également d’échanger avec les autorités coutumières locales avant d’entreprendre de nouvelles démarches administratives et judiciaires.

En attendant une décision officielle, les populations concernées espèrent que leur situation trouvera une issue rapide, particulièrement avant la rentrée scolaire, afin de pouvoir regagner leurs parcelles et reconstruire leur cadre de vie.

Solange ARALAMON


 


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