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MUDCI : l’image de l’ancien PCA Ousmane Sanogo au cœur d’une polémique après l’affaire de detournement de 800 millions FCFA
Aujourd'hui, 07:45

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La publication, le vendredi 18 septembre 2026, d’informations faisant état d’un présumé détournement de plus de 800 millions de FCFA à la Mutuelle des Douanes de Côte d’Ivoire (MUDCI) a suscité une polémique autour de l’utilisation de l’image de l’ancien président du Conseil d’administration (PCA), le Colonel Ousmane Sanogo.

Dans l’article à l’origine de la controverse, la photographie de l’ancien PCA a été utilisée pour illustrer les informations relatives à cette affaire. L’image a ensuite été largement relayée sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux, contribuant à associer visuellement le Colonel Ousmane Sanogo au dossier.

Ousmane Sanogo n’est plus PCA depuis février 2026

Selon le compte rendu de la passation de charges communiqué par ses proches, le Colonel Ousmane Sanogo a quitté la présidence du Conseil d’administration de la MUDCI le 13 février 2026.

Le Colonel-Major Souleymane Sangaré, élu PCA lors de l’Assemblée générale ordinaire du 29 décembre 2025, a officiellement pris fonction à cette date. La cérémonie de passation de charges s’est déroulée au siège de la mutuelle, sous la supervision du Dr Ernest Zehero Bi Bolou, conseiller technique du Directeur général des Douanes.

Le compte rendu de cette cérémonie précise que le nouveau PCA a reçu les dossiers « des mains de son prédécesseur, le Colonel Sanogo Ousmane ».

Cette succession est également rapportée par plusieurs médias qui ont consacré des articles à la polémique née autour de l’utilisation de la photographie de l’ancien responsable.

Ses proches dénoncent une confusion

Selon des proches de l’ancien PCA, l’utilisation de sa photographie dans les publications consacrées au présumé détournement est susceptible de créer une confusion auprès du public.

Ils soutiennent que le Colonel Ousmane Sanogo n’est pas présenté comme une personne mise en cause dans les faits rapportés et estiment que son ancienne fonction de PCA aurait dû être clairement précisée dans les publications utilisant son image.

Les informations publiées sur le dossier citent notamment Camara Soumaïla, présenté comme chef de cabinet du PCA, ainsi que Coulibaly Missa, responsable du département Finance et Comptabilité. Les sources proches de l’ancien PCA affirment que ces responsables appartiennent à la nouvelle administration installée après son départ.

Une image largement diffusée

Au-delà de l’article initial, c’est surtout la reprise de la photographie sur les plateformes numériques qui alimente la controverse.

Sur les réseaux sociaux, une photographie associée à un titre faisant état d’un présumé détournement peut rapidement être dissociée de son contexte initial. Une fois partagée, l’image peut ainsi donner l’impression qu’une personne photographiée est directement concernée par les faits relatés, même lorsque le texte de l’article apporte des précisions différentes.

C’est précisément ce que dénoncent les proches de l’ancien PCA, qui considèrent que cette utilisation de son image est préjudiciable à sa réputation.

L’ancien PCA demande davantage de prudence

Actuellement hors de Côte d’Ivoire selon les informations rapportées par ses proches, Ousmane Sanogo aurait exprimé son mécontentement face à l’utilisation de sa photographie.

Dans des propos rapportés dans la presse, l’ancien PCA conteste notamment l’association de son image à cette affaire et rappelle qu’il avait quitté ses fonctions en février 2026. Il évoque également la possibilité de recours judiciaires concernant l’utilisation de son image.

Une question distincte du fond de l’affaire

La polémique autour de la photographie de l’ancien PCA ne préjuge toutefois pas de la réalité des faits financiers rapportés à la MUDCI ni des responsabilités éventuelles des personnes citées dans cette affaire.

L’enjeu est ici de distinguer deux questions : d’une part, les investigations relatives au présumé détournement de plus de 800 millions de FCFA ; d’autre part, l’utilisation de l’image d’un ancien responsable dont le mandat avait pris fin plusieurs mois auparavant.

Dans une affaire de cette nature, la précision des dates, des fonctions et des personnes effectivement mises en cause apparaît essentielle. Le choix d’une photographie ne constitue pas en lui-même une preuve d’implication, mais sa diffusion massive peut néanmoins avoir des conséquences importantes sur la perception du public.

Pour les proches du Colonel Ousmane Sanogo, l’objectif est donc désormais de faire clairement la distinction entre l’ancienne et la nouvelle administration de la MUDCI et d’éviter que l’image de l’ancien PCA soit associée, à tort selon eux, aux faits actuellement rapportés.

 

GZ

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