L’Association des Soninké et Assimilés du Monde Côte d’Ivoire (ASSONAM-CI) a organisé, vendredi 25 septembre 2026 au Plateau, une journée consacrée à la valorisation et à la promotion de la langue soninké.
Cette journée avait pour objectif de favoriser la découverte de cette langue et de rappeler l’importance de sa transmission à travers les générations.
Le représentant de l’Unesco en Côte d’Ivoire, Mame Omar Diop, a salué cette initiative. « Cette journée a été instituée par l’Unesco depuis 3ans parce que c’est une langue qui est présente dans toute l’Afrique de l’Ouest, mais au-delà. Cette langue est aujourd’hui parlée par plus d’un million de personnes », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette célébration a également permis de revisiter l’histoire du peuple soninké, qui a contribué à l’économie locale ainsi qu’à la préservation de valeurs culturelles. Il a également souligné l’importance de ces valeurs pour la jeunesse, notamment dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale.
Dans le cadre des mesures d’accompagnement, Mame Omar Diop a évoqué les plaidoyers menés chaque année ainsi que les travaux réalisés avec l’ASSONAM-CI pour identifier les besoins liés à la préservation de la langue. Il a notamment cité la création de contenus, la formation d’enseignants, l’investissement dans le numérique et la production d’écrits permettant de préserver les expériences, les connaissances et les valeurs culturelles du peuple soninké.
Lors de sa prise de parole, l’imam du Plateau, Djiguiba Cissé, a, pour sa part, insisté sur le rôle de la jeunesse dans la transmission des valeurs soninké. « Les Soninké ont des valeurs précieuses qui contribuent à la pacification de l’Afrique et à son développement par la science, la connaissance et le savoir. Faisons en sorte que nos enfants soient héritiers de la foi, de la science et de la culture pour un monde de paix, d’amour et de fraternité universelle », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général de l’ASSONAM-CI, Yacouba Cissé, a, quant à lui, insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes permettant de préserver la langue. Il a notamment évoqué les documents élaborés pour recenser les mots difficiles en soninké, ainsi que l’existence d’établissements dédiés à l’apprentissage de cette langue, notamment à Dakar.
La langue soninké est parlée au Sénégal, au Mali, en Gambie et en Mauritanie, ainsi que dans les communautés de la diaspora.
La cérémonie s’est achevée par une parade mettant à l’honneur les tenues traditionnelles soninké.
Sonia FAITAI
Donnez votre avis