Le ministre Jacques Assahoré Konan à l’ouverture de la SNE 2026 : « une eau abondante mais polluée est une eau perdue. Elle coûte plus cher à traiter »
Plusieurs personalités ont participé au top départ de la SNE 2026
Ecoutez cet article en audio
Lire
Continuer
Pause
Arrêter
Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré
Konan a procédé, ce mardi 20 octobre 2026, à Abidjan, à l’ouverture officielle de la 11e édition de
la semaine nationale de l’eau autour du thème : « « Assurer
durablement la qualité des ressources en eau pour accélérer la mise en œuvre de
l’Agenda 2063 ».
Après 10 éditions, Ce nouveau cycle s’inscrit, selon
le ministre, dans une dynamique
régionale, en faisant référence à la première édition du Forum Régional de
l’Eau de l’Afrique de l’Ouest (FREAO, qui s’est déroulée les 24 et 25 septembre
derniers à Abidjan.
Au terme de cette rencontre, les participants,
composés de ministres en charge de l’eau des espaces CEDEAO, UEMOA et CILSS,
aux côtés des organismes de bassins, des partenaires, de la société civile, des
femmes et des jeunes, ont adopté la Déclaration d’Abidjan.
« Cette déclaration engage notre région autour
de cinq axes : l’approche Nexus eau-énergie-alimentation-environnement, avec la
préservation des têtes de bassins et du Massif du Fouta Djallon ; le
financement innovant et durable des infrastructures hydrauliques ; l’inclusion
des femmes et des jeunes ; la coopération transfrontalière et l’hydro-diplomatie
; enfin, une position commune ouest-africaine pour la Conférence des Nations
Unies sur l’eau de 2026 », a-t-il rappelé. Il a fait savoir qu’un Comité régional
de Suivi en assurera la mise en œuvre. Aussi, la Semaine nationale de l’eau
doit en être l’un des premiers relais nationaux.
Concertant le thème de cette année, Jacques Assahoré
Konan estime qu’il aurait pu parler uniquement de la quantité de l’eau. « Nous avons choisi
de parler de qualité, et ce choix est délibéré. Une eau abondante mais polluée
est une eau perdue. Elle coûte plus cher à traiter. Elle menace la santé des
populations. Elle appauvrit les sols, les pêches et les écosystèmes. Elle pèse
enfin sur la compétitivité de nos entreprises, dont beaucoup sont représentées
dans cette salle », a-t-il étayé.
Il n’a pas omis de relever les défis qui se
présentent à la problématique de l’eau en Côte d’Ivoire. Il s’agit entre autres
des pollutions industrielles, agricoles et domestiques. « Elles
s’appellent aussi usage incontrôlé de substances chimiques dans certaines
activités extractives, dégradation des berges et recul du couvert forestier qui
protège nos bassins versants », a-t-il indiqué.
Avant lui, une leçon inaugurale portant sur
le thème: « Disponibilité durable de l’eau et Agenda 2063 : enjeux, défis et
opportunités pour la Côte d’Ivoire », a permis au Docteur Sékou Touré a
permis de comprendre les réalités ivoiriennes en martière de l’hydraulique.
Pour lui, le problème se situe au niveau de la répartition inégale et
irrégulière des 77 milliards de m3 de ressource en eau dont dispose la Côte d’Ivoire.
Il a proposé cinq trajectoires pour adresser le problème. « Il nous faut
poursuivre plusieurs transformations. Aussi, nous devons passer à la gestion
intégrée des ressources en eau, à une économie de transformation, à la
gouvernance participative et à une vision intergénérationnelle », a-t-il proposé.
Pendant ces cinq jours d’activité, il est prévu des
échanges techniques des ateliers et panels à Abidjan. Mais aussi des programmes
de sensibilisation du public, organisés successivement dans trois régions
représentatives des principaux enjeux liés à la disponibilité, à la protection
et à la gestion durable des ressources en eau ainsi qu’à l’assainissement. Il
s’agit d’Aboisso (région du Sud-Comoé), Bouaké (région du Gbèkè) et Dimbokro
(région de l’Iffou).
Des kits ont d’ailleurs été remis aux différents
présidents de conseil général des villes qui seront visitées.
Solange ARALAMON
Donnez votre avis